mardi 20 février 2018

Cycle du Cinéma Américain

Chers membres,
Cycle du Cinéma Américain 

À l'honneur le Mercredi 21 Février 2018, à 20h30, nous vous proposons de visionner La Balade Sauvage de Terrence MALICK, de 1975 (Interdit -12ans)

Avec Martin Sheen, Sissy Spacek
En VO, au cinéma Bonne Garde qui se situe : 20 rue Frère Louis, 44200 Nantes
A la suite du visionnage, un échange culturel relatif au film vous sera proposé 
Synopsis :
Inspirée par l'histoire authentique de Charlie Stark-Weather, jeune délinquant des années cinquante, évocation de la folle équipée de deux jeunes amants auxquels on refuse le droit de s'aimer. Ils laissent sur leur passage de nombreux cadavres dont le père de la jeune fille, qui refusait que celle-ci fréquente un éboueur.

Venez partagez un moment de convivialité! Venez nombreux !
Don't miss it ! See you there !
Bien cordialement,
Tiffany Cordier, Chargée de communication, La Maison des Etats-Unis

Section Internationale Américaine

Vous trouverez dans cette présentation le descriptif de la Section Internationale Américaine.
 
1) Dossier de candidature en ligne à partir du lundi 19 février 2018
2) Date limite du dépôt du dossier le jeudi 05 avril 2018
3) Sélection des candidats sur dossier au plus tard le vendredi 13 avril 2018
4) Epreuve écrite et orale pour les candidats sélectionnés jeudi 19 avril et vendredi 20 avril 2018  
     sur convocation (modalités de l'épreuve communiquées en avril)
5) Diffusion de la liste des candidats retenus mardi 22 mai 2018
6) Affectation au lycée fin juin 2018

DOSSIER EN LIGNE ici
 
Voici le lien vers le padlet "Portes Ouvertes" 2016.

Les enseignants ne sont pas en mesure de répondre individuellement aux questions concernant la Section Internationale Américaine.
Veuillez consulter les documents dans la marge droite qui fournissent les principales réponses aux questions les plus diverses.

dimanche 11 février 2018

2- Les acadiens

Lycée International Nelson Mandela

Deuxième épisode de la série sur Nantes et les américains : Le XVIII° : Les acadiens!
Les réfugiés de l’Amérique : les Acadiens 
L’Amérique au 18e siècle à Nantes est aussi synonyme de réfugiés. Colonie française, l’Acadie (région située au sud de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent) est cédée à l’Angleterre à l’occasion du traité d’Utrecht en 1713. N’appréciant guère leurs nouveaux maîtres les Acadiens font souvent cause commune avec les populations amérindiennes de la région qui combattent les Anglais. En 1755, préparant la conquête du Québec (qui interviendra aussitôt après à l’occasion de la guerre de Sept Ans) les Anglais déportent la population francophone de l’Acadie, soit 18 000 personnes. Ce « grand dérangement » occasionne la mort d’environ 8 000 individus. Les Acadiens sont déportés certains dans les colonies anglaises d’Amérique (Virginie, Géorgie, Caroline, Maryland…) ; maltraités ils y survivent difficilement mais quelques uns arrivent à gagner Saint-Domingue. Les autres sont emmenés en Angleterre où ils restent prisonniers jusqu’à la fin de la guerre de Sept Ans (1763) quand Louis XV les fait libérer. Le roi leur promet des secours, ainsi que leur installation en France et s’engage à rembourser leurs dettes et une partie de leur solde à l'Angleterre. Il les rapatrie ensuite en France à Belle-Ile, dans le Poitou et à Chantenay aux portes de Nantes.A partir de 1775, la proximité du port fait de Chantenay un lieu de transit pour tous les Acadiens réfugiés en France qui espèrent regagner l’Amérique. Les Acadiens du Poitou (environ 1300) arrivent à Nantes en bateaux par la Vienne et la Loire en 1775 - 1776. En 1785, un accord entre le roi d'Espagne et Louis XVI permet à 1 600 Acadiens de repartir outre-Atlantique depuis Nantes et Paimboeuf en direction de la Louisiane sur 7 navires. Ils sont à l’origine de la culture acadienne, « cajun » dans la prononciation locale, de Louisiane. Tous ne tentèrent pas l’aventure américaine. Ceux-là se fixèrent définitivement à Nantes.On les retrouve dans les archives de l’Etat-civil comme cordonniers, journaliers, domestiques, marins, tailleuses, laveuses et surtout, de plus en plus au fil du temps, veuves, avec ce que cela implique de dépendance et de misère. Alors les Acadiens qui se sont donné un « syndic » pétitionnent pour obtenir de l’aide. Ils s’appuient sur un décret de février 1791 affirmant un devoir d’assistance à des citoyens présentés comme des victimes de l’Ancien Régime. La fraternité aura parfois quelque mal à se concrétiser vis-à-vis ce ces réfugiés acadiens d’autant que d’autres « américains » sollicitent aussi l’aide publique : les colons de Saint-Domingue chassés de leur île par la révolte des esclaves en août 1791.« Américain » rime alors avec déraciné.La fresque dite « des Acadiens » à Chantenay est réalisée en 1993 par le peintre américain Robert Dafford, en mémoire de ces Acadiens qui ont séjourné à Nantes pendant 10 ans. Cette peinture (commande de la ville de Nantes) fait partie d'un ensemble mémorial puisqu'une autre fresque est terminée par le même peintre, à Saint-Martinville en Louisiane en 1999. Elle commémore l'arrivée des Acadiens dans cette ville après leur période d'exil en France

1- Voyage des 1ère dans le Maine

Lycée International Nelson Mandela

Dans quelques semaines, les élèves de 1ere SIA partiront en Nouvelle Angleterre (après une arrivée à Boston, ils iront dans le Maine). Le lien entre Nantes et les Etats Unis est ancien et l'historien Jean Bourgeon (venu lors d'une conférence au lycée) s'est proposé de nous en relater l'historique. Ainsi, pour préparer le voyage des élèves de 1ere, il nous propose une petite série d'articles sur Nantes et les Etats Unis.
Aujourd’hui, commençons avec le XVIII° et un petit rappel sur ce que l’on appelait les « américains » à l’époque.

Au 18e siècle : « Américains », Acadiens, Bostoniens, Insurgents…
Les « Américains »
Quand on parle des « Américains » à Nantes au 18e siècle, il s’agit des planteurs des « Isles d’Amérique » et en particulier ceux de l’île de Saint-Domingue (Haïti aujourd’hui) dont certains sont tantôt sur leurs plantations, exploitées par des esclaves d’origine africaine, tantôt dans leurs domaines nantais. Il en va ainsi de Jacques Cottin dit l’Américain et de Anne-Pierre Coustard de Massy (Coustard l’Américain) tous les deux nés à Saint-Domingue et qui jouèrent un rôle important à Nantes pendant la Révolution. Ils furent élus députés du tiers-état aux Etats généraux en 1789. Coustard fut ensuite député à l’assemblée Législative et à la Convention. En juin 1793 il participa à la défense de Nantes attaquée par l’armée vendéenne. Opposé à Carrier, celui-ci le fit arrêter et l’envoya prisonnier à Paris où il finit sur l’échafaud le 6 novembre 1793.
Bien que favorables à l’esclavage des « Nègres » comme on disait alors, tous les deux approuveront et défendront (au prix de sa vie pour Coustard) la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen. Esprits « éclairés » ayant lu les philosophes (Diderot, Voltaire, Rousseau…) ils combattirent contre l’absolutisme monarchique sur le plan politique mais aussi contre « l’obscurantisme » se faisant les propagateurs des sciences nouvelles. Ainsi le 14 juin 1784 Coustard et l’abbé Mouchet, professeur de Physique au collège de l’Oratoire à Nantes, montèrent dans une montgolfière de leur fabrication. Sept mois après la première ascension réalisée par Pilâtre de Rozier leur engin, le Suffren, s’éleva depuis l'hospice des Enfants trouvés (près de l’actuel Jardin des plantes) devant 8 000 Nantais et atterrit au bout d'une heure, 40 km plus à l’est, à Gesté. Les deux hommes vécurent bien des émotions fortes pendant ce voyage et l’événement fut chansonné :
As-t- vu Jeannette
Coustard et Mouchette ?
Nous saluant de leur drapeau
Jarnigou, dame c’était beau !
Qui devint, braillé dans les rues :
As-tu vu Jeannette
Coustard et Mouchette ?
Ils ont c… dans leur ballon
Oh ! les deux fichus cochons !
Cela n’empêcha pas Coustard de récidiver le 6 septembre suivant avec le négociant Deluynes. Cette fois-ci, poussé par un vent d’est le ballon s’en alla atterrir à Fay (paroisse voisine de Notre-Dame des Landes)
Gravure représentant l’ascension du Suffren avec ses deux passagers Coustard et Mouchet saluant la foule (ABMN)